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Des Consultants pour l'Évaluation Finale du projet Alafia

 Actions des jeunes en faveur de la consolidation de la paix inclusive et de la lutte contre l’extrémisme violent (Jeunesse Alafia)

Termes de Référence

Évaluation Finale

Octobre 2018

  1. Identification du projet

Titre du projet :

Actions des jeunes en faveur de la consolidation de la paix inclusive et de la lutte contre l’extrémisme violent (Jeunesse Alafia)

Code référence :

001/RFP/PBF-IRF-161/2018 

Pays :

République du Mali

Domaine focal :

Jeunesse  et consolidation de la paix

 

Résultats attendus:

Résultat 1 : Les jeunes ciblés (hommes et femmes) ont une meilleure compréhension du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la  paix et de la Résolution 2250 ;

Résultat 2 : Les actions communes engagées par les jeunes ciblés (hommes et femmes) renforcent leur participation et représentation dans le processus de consolidation de la paix ;

Résultat 3 : Le dialogue social entre les jeunes et les ressources économiques des jeunes ciblés (hommes et femmes) sont renforcés pour réduire les risques de radicalisation.

 

Maître d’ouvrage :

ACORD Mali

Coût total du projet :

$ US  800 000

Partenaires de mise en œuvre :  

Conseil National de la Jeunesse (CNJ)

Partenaire gouvernemental :

Ministères de la Jeunesse/Construction citoyenne et Réconciliation Nationale

Bénéficiaires directs :

Jeunes/hommes/femmes

Zone d’intervention :

 Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudéni, Mopti, Ségou et Bamako et le District de Bamako

Date de demarrage initial

1er Janvier 2017

Date de demarrage effectif  :

1er Juin2017

Date de clôture initiale :

30 Juin  2018

Date de clôture effective

31 Octobre 2018

 

II. Résumé du Projet

 

Titre du projet

Actions des jeunes en faveur de la consolidation de la paix inclusive et de la lutte contre l’extrémisme violent (Jeunesse Alafia)

Contexte et justification du projet

Le Mali a connu en 2012-2013 une crise politique et sécuritaire profonde marquée par un putsch militaire et l’occupation de 3 régions du Nord (Kidal, Tombouctou et Gao) et d’une partie des régions de Mopti et Ségou par une rébellion armée (MNLA) et des groupes armés djihadistes et terroristes. Cette situation est la conséquence de la mauvaise gestion des précédentes rebellions (depuis 1963), de l’absence de l’État, de la pauvreté,  de la mal gouvernance, de la marginalisation de certaines communautés, de la faiblesse de la justice et la corruption qui ont laissé s’installer un sanctuaire où prospéraient des activités illégales1 (trafics de drogues, d’armes, d’êtres humains, vols de véhicules, etc.).

De nombreux jeunes ont adhéré à ces trafics et aux groupes terroristes islamistes (MUJAO, Ançardine, AQMI) qui leur offraient des ressources financières, une protection et une réponse à leur quête de repères. Ces mouvements se sont installés dans les zones du conflit dès le début de la rébellion et y ont instauré un islam radical avec l’application de la Charia entrainant de nombreuses exactions. L’implantation au Mali de groupes armés djihadistes remonterait au début des années 2000 avec l’arrivée dans le Nord du pays d’éléments du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) provenant d’Algérie. Devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2007. Le groupe a consolidé sa présence avec la création de katibas (unités combattantes) sahéliennes ainsi que la constitution de bases arrière. Aussi, des ONG islamiques bénéficiant des financements des pays du Golfe ont pu gagner la confiance des populations grâce à de nombreux investissements dans les secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation et l’alimentation, où l’absence de l’État était notoire. Il faut également souligner la montée d’un islam politique à Bamako, la multiplication des médias privés religieux, l’utilisation de sites Internet et la méconnaissance du sens des textes religieux par la plupart des adeptes qui fait d’eux des proies faciles pour les groupes extrémistes ayant un référent religieux. On constate notamment de plus en plus d’adhésion de femmes dans ces mouvements.

Tous ces facteurs combinés ont conduit au conflit actuel dont les conséquences ont touché l’ensemble du pays et même les pays voisins.

Sous l’égide de la Communauté internationale, des négociations avaient conduit à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale (mai-juin 2015) entre le Gouvernement et les groupes armés maliens (CMA et Plateforme). Compte tenu de leur nature, les groupes armés terroristes et djihadistes ne sont pas partie prenante de ce processus. Un Comité de Suivi de la mise en œuvre de l’Accord (CSA) a été créé avec la participation de la Communauté internationale, ainsi qu’un Comité National de Coordination de la mise en œuvre de l’Accord (CNCA). Des actions sont déjà en cours avec la mise en place de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), la réforme du système judiciaire et de la sécurité (RSS), le processus Désarmement/Démobilisation/Réinsertion (DDR), l’approfondissement de la décentralisation et la création de nouvelles régions (Taoudéni, Ménaka), la mise en place des autorités intérimaires, un nouveau document intitulé « Pacte pour la Paix » vient d’être produit à l’occasion de la 73 ème Assemblée Générale des Nations Unies qui accorde 6 mois aux parties engagées dans l’Accord pour la paix pour réaliser des progrès tangibles. etc.

 Les acteurs clés comme  la MINUSMA, les Agences des Nations Unies, l’Union Européenne, le G5 Sahel, les autres partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile nationale et internationale, les Chefs et leaders traditionnels, les organisations féminines et de jeunesse ont aussi initié des actions (informations/communication, formations, réflexions/foras, cadres de dialogues intra et intercommunautaires, soutien économique, plaidoyer, appuis aux réfugiés et aux déplacés internes, etc.).

Cependant et paradoxalement, la situation sécuritaire se dégrade toujours. La région de Kidal demeure sous occupation des groupes armés et d’Ançardine. Depuis 2015, deux nouveaux mouvements associés à Ançardine ont émergé : la Katiba Macina et la Katiba Khalid Ibn Walid, dans le Centre (Ségou et Mopti) et le Sud (Sikasso). Les populations civiles et les services de sécurité sont régulièrement attaqués. Des conflits inter et intracommunautaires continuent dans les régions du Nord et du Centre. L’état d’urgence est instauré dans tout le pays depuis de nombreux mois, cependant il n’a pas encore produit des effets tangibles. Les mouvements extrémistes islamistes continuent à utiliser les ressources du trafic de la drogue pour se renforcer et les nouvelles technologies de l’information pour recruter les jeunes et répandre leurs messages. L’insécurité et l’extrémisme violent alimentent les discussions quotidiennes dans les regroupements informels des jeunes appelés « grins » à travers tout le pays.

Le déclenchement des processus de DDR, de cantonnement des groupes armés et de mise en place des autorités intérimaires a conduit à une exacerbation du climat de tension sociale. Les jeunes des mouvements de résistance civile de Gao qui ne réunissent pas les conditions de prise en compte du DDR se sont sentis exclus et ont violemment manifesté contre la mise en place des autorités intérimaires. Ces manifestations ont conduit à des morts et des blessés et à une marche de soutien à Bamako. Les jeunes de Tombouctou  au contraire ont marché pour soutenir la mise en place des autorités intérimaires et l’accord pour la  paix. Les jeunes n’ont donc pas forcément les mêmes intérêts et ne partagent pas toujours les mêmes objectifs.

 Le processus de DDR a paradoxalement conduit à l’organisation par des individus d’un système de corruption mettant en place des réseaux parallèles qui fabriquent des faux papiers, établissent des listes de recrutement avec des promesses d’offrir des emplois à des jeunes désœuvrés à travers tout le pays. On observe ainsi le déplacement d’un grand nombre de jeunes hommes vers les villes de Gao et Tombouctou, dans l’espoir de se faire recenser parmi les combattants des groupes armés. Il y a un risque que les bénéfices des mécanismes de gestion post conflit soient détournés et que les jeunes ne récoltent pas les dividendes de la paix ou même s’engagent aux côtés des groupes armés.

Description de l’initiative

Le Mali est un pays pauvre, rural et jeune (60% de la population sont des jeunes, 49% ont moins de 15 ans)  donc toutes les problématiques sociales, politiques et économiques ont un impact sur cette frange de la population. Les jeunes ont joué un rôle actif dans le conflit, en particulier les jeunes hommes, qui ont été utilisés par toutes les parties armées comme combattants et relais pour leurs activités (logistique, information, recrutement etc.). Ceci a conduit certains à percevoir les jeunes (particulièrement les jeunes hommes) comme une menace à la sécurité et à la paix, même si dans des zones comme Gao, ils se sont aussi organisés en mouvements de défense civile pour protéger leurs communautés face aux violations de droits humains que leur imposaient les forces d’occupation. Les jeunes sont aussi les principales victimes du conflit en termes de pertes en vies humaines et de dégradation des conditions de subsistance. L’analyse genre montre que le conflit a eu des conséquences différentes sur les jeunes hommes et femme

La persistance de l’insécurité et le manque d’opportunités économiques expose encore les jeunes à l’attrait des groupes terroristes et djihadistes. Maintenant que le Mali a commencé à sortir de la crise, il est donc important de trouver des stratégies pour transformer les jeunes en acteurs de paix, participant à la prise de décisions. C’est à  ce défi  que le projet Alafia a décidé de s’attaquer.

Jusqu’à présent, la participation des jeunes au processus de paix a été limitée. Seulement 3 jeunes (hommes) membres du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et de la Coordination de Gao ont participé aux négociations à Alger, sans préparation suffisante ni proposition d’un positionnement commun des jeunes du Mali. Aucun représentant des jeunes ne participe aux travaux du CSA. Quant au CNCA, il comprend seulement un représentant des jeunes (homme), issu du CNJ. L’Accord prévoit à court terme l’ouverture du Haut Conseil des collectivités territoriales aux jeunes et leur intégration dans le futur Sénat, mais ce changement institutionnel n’est pas effectif. Cette situation peut conduire à un déficit de prise en compte des besoins des jeunes. Il n’y a aucune jeune fille ou femme au sein de ces structures. Leurs besoins spécifiques sont peu pris en compte par les projets, qui prévoient souvent des activités plus adaptées aux femmes d’un certain âge qui sont libérées des travaux quotidiens ou ont des moyens (comme le micro-crédit, les activités génératrices de revenus, les formations en dehors de leur lieu de résidence, etc.).

Ce projet contribuera à améliorer la participation de qualité des jeunes hommes et femmes ciblés à la consolidation de la paix. Les instances étant juste au début de l’exécution de leurs mandats, il est encore possible pour les jeunes de se faire entendre et de participer de façon pacifique.

Au-delà de cet aspect, il est aussi important pour les jeunes de s’informer, de se former sur les valeurs positives de l’Islam, de promouvoir le vivre ensemble dans la diversité des religions, afin de réduire les risques d’adhésion des jeunes  aux groupes djihadistes. Cela est une contribution à la politique  nationale de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme  dont le lancement a eu lieu  courant juillet 2018. Certaines organisations de jeunes musulmans ont déjà initié des actions d’informations et de sensibilisation, mais sans une participation visible des jeunes filles et femmes.

 Les objectifs du Fonds de Consolidation de la paix concordent parfaitement avec les besoins du contexte malien et les ressources financières du Fonds pourront aider les jeunes des régions ciblées à agir. De plus ce projet s’inscrit dans la continuité et en complémentarité des projets soutenus dans le pays par le PBF visant au renforcement de la cohésion sociale, au développement de l’éducation à la paix et à la promotion du dialogue social, au respect des droits humains et à la lutte contre les VBG. Le projet contribuera également à la mise en application au Mali de la Résolution 2250 qui donne une reconnaissance légale et légitime à l’implication des jeunes femmes et hommes dans la prévention et dans la gestion des conflits, la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.

Résultats du projet

Les résultats ultimes, intermédiaires et immédiats du projet sont décrits ci-dessous:

Résultat ultime:

D’ici 2018 les jeunes ciblés participent activement à la consolidation de la paix et à la lutte contre l'extrémisme religieux au Mali  notamment dans les régions de  Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka et Bamako

Résultats intermédiaires:

Résultat 1 : Les jeunes ciblés (hommes et femmes) ont une meilleure compréhension du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et de la Résolution 2250.

Résultat 2 : Les actions communes engagées par les jeunes ciblés (hommes et femmes) renforcent leur participation et représentation dans le processus de consolidation de la paix.

 Résultat 3 : Le dialogue social entre les jeunes et les ressources économiques des jeunes ciblés (hommes et femmes) sont renforcés pour réduire les risques de radicalisation.

Résultats immédiats:

 

1.1 : Formation des jeunes ciblés sur l'Accord pour la paix et la R2250

 

2.1 : Elaboration d'un document commun de positionnement et d'un plan d'action des plateformes des jeunes.

 

2.2 : Plaidoyer pour la participation des jeunes dans le Comité National de Suivi de l'Accord

 

2.3 : Accompagnement et conseil aux plateformes de jeunes pour la réalisation de leurs initiatives.

 

3.1 : Formations sur le rôle de la jeunesse dans la prévention des conflits et la détection de la radicalisation

 

3.2 : Promotion du dialogue et de la cohésion sociale à travers les débats citoyens

 

3.3 : Appui aux initiatives économiques des jeunes

 

III. But de l'évaluation

Évaluer l’impact des interventions de jeunesse Alafia sur la participation des jeunes  à la consolidation de la paix et à la lutte contre l'extrémisme violent.

IV. Portée de l'évaluation

L’évaluation vise d’une part à mettre en évidence les résultats obtenus en référence au cadre logique et d’autre part de mesurer  la pertinence, l’efficience, l'efficacité, l'impact et la viabilité des activités du projet. Pour ce faire, les évaluateurs s’attelleront à répondre aux interrogations suivantes:

Pertinence :

  1. Dans quelle mesure le projet a-t-il répondu aux besoins et intérêts des groupes ciblés : jeunes ( filles/femmes & garçons)  et d’autres groupes marginalisés dans les zones d’intervention  du projet en termes  de compréhension du contenu de l’accord, de la résolution 2250 des nations Unies  et de participation au processus de paix?
  2. Quels intérêts  les jeunes (filles et  garçons), avaient-ils de participer et de partager leurs points de vue lors des différentes activités du  projet ?
  3. Est-ce que le projet a contribué à la stratégie nationale de mise en œuvre de l’accord pour la paix et à la lutte contre l’extrémisme violent du gouvernement du Mali? 

Efficience :

  1. Dans quelle mesure la taille et la composition de l’équipe d’intervention sont-elles adaptées aux stratégies ?
  2. Dans quelle mesure les diverses activités du projet se soutiennent-elles mutuellement? Aurait-il eu une meilleure sélection d’activités/utilisation des ressources pour la réalisation du projet ?
  3. Dans quelle mesure le processus de mise en œuvre du projet a-t-elle influencé les résultats escomptés ? (par exemple : le changement de comportement recherché dans la mise en œuvre de l’accord et la résolution 2250).

Efficacité :

  1. Dans quelle mesure les résultats escomptés par le projet ont-ils été atteints?  Quels facteurs ont été déterminants pour la réalisation ou la non-réalisation des objectifs du projet ?
  2. Dans quelle mesure les activités de renforcement des capacités des jeunes (Hommes et femmes), les actions communes initiées par les jeunes ont- elles contribué à un changement de comportement des jeunes mais aussi de  la société? Quel changement de comportement a été observé?
  3. Quelle était l'efficacité des différentes méthodes utilisées pour impliquer les femmes dans les activités du projet? Y avait-il des groupes qui étaient exclus?

Impact :

  1. Quelle est la contribution du projet sur les résultats à long terme suivants:
    1. Amélioration de l'accès des jeunes aux différentes instances de mise en œuvre de l’accord pour la paix;
    2. Amélioration de la sensibilisation des parents, des dirigeants communautaires, des membres de la communauté  et des jeunes sur l'importance de l’accord pour la paix et la résolution 2250 des Nations Unies.;
    3. Amélioration de la résilience des jeunes (filles & garçons) à la radicalisation et à l’extrémisme violent.
  2. Des environnements d’apprentissage sensible au genre.
  3. Quels sont les résultats imprévus du projet (par exemple, qui ne font pas partie du cadre logique initial du projet)?

Viabilité :

  1. Quelle est la probabilité et la mesure dans laquelle les différentes activités du projet continueront à maintenir la cohésion sociale et à lutter contre l’extrémisme violent et la radicalisation des jeunes? Quels sont les facilitateurs/obstacles à leur durabilité?

Dans quelle mesure les activités du  projet ont-t-elles  renforcé  l’engagement et l’implication de la communauté?

Genre

  1. Dans quelle mesure le genre était-il intégré dans la conception et la mise en œuvre du projet?
  2. Comment les différents aspects de genre ont-ils influencé l’atteinte des résultats du  projet.
  3. Quels changements, y compris les changements inattendus, sont intervenus grâce au projet en termes de relations entre les sexes (par exemple, entre les femmes et les hommes, et les garçons et les filles concernant la prise des décisions, la division du travail, etc.)?

V. Méthodologie

 

L'évaluation sera principalement basée sur des méthodes qualitatives, avec un fort accent sur les méthodes participatives. Les données quantitatives collectées depuis le début du projet seront mises à disposition de l’évaluation finale  par l’équipe de projet. Plus précisément, les méthodes seront constituées: a)  de la revue des documents, b) des entretiens avec des informateurs-clé, c) des discussions de groupes  (focus groups)  d) de l’analyse par triangulation et e) de synthèse

Les acteurs suivants seront impliqués dans les entretiens et discussions de groupes:

 

  • Staff du Projet ;
  • Représentants des directions techniques particulièrement impliqués dans la mise en œuvre du projet ;
  • Représentants de l’administration déconcentrée et des collectivités territoriales impliqués dans la mise en œuvre du projet (gouverneurs et maires) ;
  • représentants des jeunes des associations faitières du CNJ ;
  • Les Représentants du CNJ ;
  • Les jeunes formés par le projet ;
  • Les jeunes ayant bénéficiers des activités du projet ;
  • Les populations des zones cibles.
  • Certains intervenants (projets & ONG) dans les régions cibles du projet.

 

VI.. Livrables et délais prévus

 

Livrables

  (fin octobre-  fin Novembre 2018)

La revue de tous les documents et données pertinents

5 jours

Un rapport initial qui décrit la compréhension des TDR, la méthodologie préconisée et les échéances Ce rapport devra contenir les informations suivantes :

  • Les méthodes d’échantillonnage
  • Le nombre d’entretiens et discussions de groupes sur chaque site  du projet;
  • Les caractéristiques des participants de chaque entretien et discussion  de groupe,
  • Les versions approuvées (par ACORD et le CNJ) des questionnaires pour chaque type d’entretien et les guides de discussions de groupe; 
  • Le plan de formation des collecteurs de données et  du pré-test des questionnaires élaborés ;
  • Une chronologie qui décrit les dates pour la collecte, l’analyse des données, et la soumission du rapport final provisoire et final de l’évaluation.  

Production du rapport préliminaire (4 jours)

 

 

La collecte des données

Novembre 2018 (10 jours)

 

Soumission du rapport provisoire d’évaluation    

Soumission rapport final

Version préliminaire : Novembre 2018 (5jours)

 

 

VII. Compétences requises de l’équipe

  • Au moins 5 à 7 ans d’expérience dans la conduite des évaluations de projets de développement, de préférence dans le domaine de la Paix et la réconciliation.
  • Expertise démontrée dans les méthodes de recherche qualitative et quantitative
  • Bonne compréhension du contexte du Mali
  • La maîtrise parfaite du français
  • Démontrer les prérequis  pour conduire  des entretiens individuels et discussions de groupes en langues locales
  • Excellente capacité rédactionnelle, de synthèse et de communication.

VIII. Les consultants sont invités à fournir

  1. Une offre technique et financière;
  2. Un plan de travail détaillé;
  3. Le(s) Curriculum Vitae(s) de tous les membres de l’équipe d’intervention.
  4. La description de l’expérience de chaque membre de l’équipe en fonction des exigences des TdR;
  5. 2 à 3 exemples de rapports d’évaluations finales antérieurement faites par des membres de l’équipe proposée, ou par le consultant principal.    

IX. Autres Informations

IX.1 Grille d’évaluation des offres

Les critères d’évaluation des offres sont les suivants :

  1. Compréhension des TDR de l’évaluation
  2. Expertise du Consultant
  3. Pertinence et clarté du plan de travail proposé
  4. Approche/méthodologie de travail proposé

Éléments à apprécier

Note

Score

  1. Compréhension des TDR s de l’évaluation

3-5

/5

  1. Expertise du Consultant

5-30

/30

  1. Pertinence et clarté du plan d’action

3-15

/15

  1. Approche/Méthodologie proposée

5-20

/20

Total score offre technique

 

/70

Offre financière

5-30

/30

Deux critères d’attribution sont retenus : Score combiné le plus élevé  de l’offre technique comptant pour 70 % et le prix pour 30 %)  et la non objection du soumissionnaire sur les conditions générales du contrat de prestation de services.

IX.2 Dépôt des dossiers de soumission.

Les enveloppes contenant la soumission financière et la soumission technique DOIVENT ETRE COMPLETEMENT SEPAREES et chacune doit être remise fermée et clairement revêtue de la mention « SOUMISSION TECHNIQUE » ou « SOUMISSION FINANCIERE », selon le cas évaluation finale du projet ALAFIA

Chaque enveloppe doit clairement indiquer le nom du soumissionnaire et la référence de l’appel à soumissionner. LES DEUX ENVELOPPES SERONT MISES DANS UNE GRANDE ENVELOPPE ET DOIT indiquer l’adresse d’ACORD ci-dessus avec mention « A N’OUVRIR QU’EN SEANCE DE DEPOUILLEMENT» Le soumissionnaire est demandé également de transmettre la version électronique en version PDF à l’adresse indiquée.

Les dossiers de candidature – sous plis fermé et portant la mention « Evaluation Finale du  Projet Jeunesse ALAFIA » devront parvenir à la Direction de ACORD sise à Baco Djicoroni Golf Sud, Rue : 773 Résidence Kimi, Appartement 4, BP 1969 Bamako, Tél : (223)20.28.09.46,  E-mail: programmeacord@orangemali.net, au plus tard le 09 Novembre  2018 à 12h00.

  • Société ACORD
  • Secteur Administration
  • Ville Non précisée
  • Date de publication 29 Octobre 2018
  • Date limite de dépot 15 Novembre 2018
  • Email programmeacord@orangemali.net
  • Téléphone 20280946